Le sans-abrisme n'est ni compréhensible ni saisissable dans ses enjeux et causalités, à partir d'un élément ou d'un événement (déclencheur/renforçant) uniques. Ses causes sont le plus souvent nombreuses et liées entre elles. Pour schématiser et simplifier, on peut distinguer trois types de causalités :

  1. les facteurs personnels (ex: divorce, perte d'un partenaire, perte d'un travail, problèmes d'assuétude, violence familiale, maladie mentale, parcours d'exil, problèmes rencontrés dans l'enfance, etc.)
  2. les facteurs institutionnels (ex: difficulté à trouver un logement à la sortie d'institution tels que les prisons ou hôpitaux, manque de services d'accompagnement, problèmes de traitement des dossiers d'immigration, etc.)
  3. les facteurs structurels (ex: déficit de logements à prix abordable, crise socio-économique, chômage, bas salaire, précarité de l'emploi et bas salaires, politique migratoire nationale et internationale, etc.)

Les trois approches se mêlent sans qu'il soit indispensable de chercher à saisir à tout prix un facteur responsable (cf. Partisans des causes individuelles Vs. Partisans des explications
structurelles)

Quels peuvent être les effets du sans-abrisme?

 La vie en rue ou dans des situations de mal-logement, les parcours faits d'allers-retours entre les institutions, etc. ont des effets majeurs tant sur la personne que sur la société.
Au plan individuel, les problématiques causées ou aggravées par la vie en rue sont multiples, elles peuvent affecter la santé physique et psychique des personnes : développement de maladies diverses (pulmonaires, cardio-vasculaires, schyzophrénie, dépression, etc.) problèmes de langages, perte ou brouillage des repères spatio-temporels. Au stade ultime, la vie en rue peut aboutir au décès des personnes, et ce quelle que soit la saison.

A un niveau macro, la question des coûts se pose en terme économique et financier mais également en terme politiques et sociaux : coût de l'aide aux personnes sans-abri et mal-logées, coût des politiques de prévention et/ou de celles qui visent à gérer ponctuellement les situations dites de crise.

; ce sont également des coûts en terme de liberté des individus (choix de ne pas avoir recours aux services d'aide par ex.), de solidarité, de mixité et de cohésion sociale, de droits des personnes, etc.

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