• L’espace public appartient-il encore vraiment à tous ?
  • Avec quelles conditions d’"hospitalité"pour les sans-abri ?
  • Comment s’organise, en ville, la cohabitation avec les personnes marginalisées ?

A travers les notions de marchandisation, de privatisation ou de sécurisation, de nombreux auteurs ont déjà montré comment, sous l’influence de transformations macrogéographiques, les espaces publics se fermaient à l’égard des personnes marginalisées. En portant un intérêt particulier aux logiques de proximité qui orientent le partage des espaces publics, cette présentation s’inscrit en contrepoint à ces analyses. En nous intéressant particulièrement aux associations de riverains et aux personnes marginalisées de deux quartiers montréalais et parisiens, nous montrerons que leur appropriation des espaces publics renvoie à des pratiques conflictuelles d’habiter. En inscrivant les rapports de pouvoir dans cette perspective, nous évoquerons l’hypothèse selon laquelle la domestication résidentielle des espaces publics participerait d’une « dispersion douce » des personnes marginalisées.

Antonin Margier, Attaché temporaire d’enseignement et de recherche (ATER) à l’Université Lille 1 et chercheur associé, Lab’urba, Paris, présentera les principaux points d’accroche de sa thèse de doctorat.

Inscription souhaitée
Boissons et sandwiches offerts.

De 12h30 à 13h30 au 3ème étage de la Cocom, avenue Louise 183,1050 Bruxelles.